Erreurs, colères, tests... L'arbitrage fut, comme souvent, au coeur des discussions durant cette première moitié de Championnat.
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Cent cinquante-sept erreurs d'arbitrage ont faussé près de 17 % des matches (64 sur 380) de Ligue 1 lors de l'exercice 2007-2008. Ces chiffres figurent dans un rapport, commandé par Frédéric Thiriez, le président de la Ligue de football professionnel (LFP), et rendu public au début du mois d'octobre dernier. Cette étude a apporté de l'eau au moulin des détracteurs de l'arbitrage hexagonal. Le débat autour des arbitres de Ligue 1 a également été agrémenté de plusieurs faits de jeu « douteux », qui ont émaillé la première partie de Championnat. Pratiquement, aucune journée ne s'est passée sans un hors jeu litigieux, un soi-disant penalty non sifflé, un but refusé alors que le ballon aurait franchi la ligne... Il serait trop long de récapituler, ici, toutes les polémiques - grandes ou petites - liées à l'arbitrage, qui ont alimenté les conversations depuis août dernier. Mais, certaines ont fait coulé beaucoup d'encre.
Chapron : « Les arbitres peuvent se tromper »
Tout le monde se souvient de la cinquième journée et d'un certain, OL - Nice, du 13 septembre dernier. Menés 2-0 après quarante minutes de jeu sur leur pelouse de Gerland, les Lyonnais ont refait surface pour in fine empocher les trois points de la victoire. Mais, les trois buts rhodaniens ont soulevé plusieurs questions. Y avait-il faute sur Juninho, amenant le premier coup franc, réussi du Brésilien ? Y avait-il hors jeu de Piquionne sur le deuxième but du meneur auriverde de l'OL ? Y avait-il main volontaire de Hognon sur le penalty de la victoire lyonnaise ? L'arbitre de la partie, Jean-Charles Cailleux, a reconnu le lendemain que « le penalty ne s'imposait pas ». Un mea culpa courageux. Comme celui de Tony Chapron à l'issue de Marseille - Lorient (2-3, 14e journée, le 15 novembre) : « Quand on fait une prestation comme celle-là, on a qu'une envie, c'est d'aller se coucher et d'oublier un peu le football », avait assuré l'homme en noir. « Les arbitres sont des hommes et des femmes, qui peuvent se tromper. Malheureusement, on ne retient que les erreurs d'arbitrage et jamais les matches où ça se passe bien. »
A. Lacombe : « Stop à l'amateurisme arbitral »
Mais, les regrets des arbitres n'effacent pas la colère de certains dirigeants de club. Exemple, du côté du FC Sochaux-Montbéliard. L'entraîneur doubiste, Francis Gillot, exclu lors de la 12e journée à Rennes (0-1) pour avoir dit sa façon de penser au quatrième arbitre, a écopé de trois matches de suspension. Son président n'est pas en reste. Après la rencontre des siens à Monaco (1-1, 17e journée, le 7 décembre), Alexandre Lacombe n'y est pas allé avec le dos de la cuillère dans un courrier, envoyé à la Ligue de football professionnel (LFP) : « Jusqu'à quel moment allons nous accepter un tel amateurisme ? (...) L'entreprise sanctionne ses éléments défaillants, les clubs sanctionnent les joueurs, et pour le corps arbitral, l'erreur ferait partie du jeu ? Stop. »
Cinq arbitres lors de la finale de la Coupe de la Ligue ?
Ces colères, liées à l'arbitrage, ne sont pas nouvelles. Tout le monde s'accorde à dire que des améliorations sont nécessaires. Alors, vidéo ou plus d'arbitres sur le terrain ? Le président de l'UEFA, Michel Platini, sait ce qu'il ne veut pas : la vidéo. L'association des fédérations nationales européennes a, d'ailleurs, organisé plusieurs tests avec un arbitrage à cinq. Marc Batta, membre de la commission des arbitres de l'UEFA, y a assisté et s'est dit convaincu par l'expérience : « J'ai vu des surfaces propres », a confié le directeur national de l'arbitrage (DNA) à France Football le 2 décembre dernier. « L'avantage de ce système, c'est qu'il est préventif. On n'a quasiment pas vu de tirages de maillot. On a aussi entendu les arbitres rappeler à l'ordre les joueurs sur les coups de pied arrêtés, en les appelant par leur numéro. Ils sont incités à faire beaucoup plus attention. » Un test grandeur nature serait envisagée par le président de la LFP, Frédéric Thiriez, lors de la finale de la Coupe de la Ligue, le 25 avril prochain. Si cette idée fait son chemin, chacun pourra se faire sa propre opinion. Mais, nul doute que l'éternel débat ne sera pas clos...
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